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Eau à Mayotte : 35 % plus chère qu'en métropole, et coupée un jour sur deux

Publié le · 13 min de lecture

Pour un foyer raccordé au tout-à-l'égout, le mètre cube d'eau revient à 6,59 € à Mayotte, contre 4,89 € en moyenne en France. Décomposition de la facture, comparaison avec les autres outre-mer et retour sur trois années de coupures.

Prix de l'eau à Mayotte : 6,59 € le mètre cube, contre 4,89 € en moyenne en France
Prix de l'eau à Mayotte : 6,59 € le mètre cube, contre 4,89 € en moyenne en France

Ouvrir le robinet à Mayotte coûte plus cher qu'en métropole, et souvent plus cher que dans les autres départements d'outre-mer. Pour une famille raccordée au tout-à-l'égout, chaque mètre cube revient à 6,59 €, alors que la moyenne nationale est de 4,89 €. Et ce prix rémunère un service qui, depuis trois ans, ne coule plus qu'un jour sur deux.

6,59 € le mètre cube : le détail du calcul

À Mayotte, la facture d'eau arrive tous les deux mois. Elle est émise par la SMAE (Société mahoraise des eaux, qui exploite le réseau) et additionne les parts de trois acteurs : la SMAE pour la distribution, LEMA (Les Eaux de Mayotte, le syndicat des eaux, qui organise le service et possède les ouvrages) et la SMAA (Société mahoraise d'assainissement) pour la collecte et le traitement des eaux usées1.

Pour comparer avec le reste de la France, l'usage est de calculer la facture d'un foyer qui consomme 120 m³ par an, la consommation de référence de l'Insee retenue par l'Observatoire national des services d'eau et d'assainissement2. Sur six bimestres de 20 m³, avec les tarifs en vigueur en 2026, cela donne :

Facture annuelle d'un foyer mahorais raccordé à l'assainissement, 120 m³, tarifs 2026.
Ligne de la factureTarifSur un an
Abonnement SMAE11,14 € / bimestre66,84 €
Consommation SMAE (tranche 1)1,2216 € / m³146,59 €
Part fixe LEMA5,00 € / bimestre30,00 €
Consommation LEMA (tranche 1)0,4210 € / m³50,52 €
Taxe de 2,5 % sur la consommation2,5 %4,93 €
Eau potable2,49 € / m³298,88 €
Abonnement assainissement LEMA1,83 € / bimestre10,98 €
Consommation assainissement LEMA1,00 € / m³120,00 €
Abonnement SMAA6,27 € / bimestre37,62 €
Consommation SMAA2,6910 € / m³322,92 €
Eaux usées4,10 € / m³491,52 €
Total6,59 € / m³790,40 €

Il n'y a pas de TVA : elle ne s'applique pas à Mayotte3. La facture d'un foyer moyen atteint donc 790 € par an, soit près de 66 € par mois.

Décomposition d'une facture d'eau annuelle à Mayotte : 213 € pour la distribution SMAE, 81 € pour LEMA, 5 € de taxe, 361 € pour l'assainissement SMAA et 131 € pour LEMA
Plus de 60 % de la facture paient l'évacuation et le traitement des eaux usées.

Ce qui frappe, c'est le poids de l'assainissement : 4,10 € par mètre cube, soit 62 % de la facture, contre 2,39 € en moyenne nationale2. Mayotte part de loin : en 2008, le schéma directeur de l'eau estimait à 500 millions d'euros la mise à niveau de l'assainissement de l'île, et notait que son prix, alors de 1,15 € par mètre cube, ne couvrait pas les coûts. La réglementation impose de faire payer cette part à tout logement raccordable au réseau d'eaux usées, qu'il soit effectivement branché ou non ; Mayotte devait l'appliquer à partir de 20094. Un foyer qui n'est pas raccordable ne paie que l'eau potable, soit 2,49 € par mètre cube.

4,10 € par mètre cube, pour un assainissement défaillant

Cette part, la plus lourde de la facture, finance un service très incomplet. Selon l'Agence régionale de santé, seuls 19 % des habitants de Mayotte sont raccordés à un réseau d'assainissement collectif, contre environ 80 % en métropole, alors que plus de 70 % des zones urbanisées sont prévues pour l'être5. Le raccordement bute d'abord sur l'équipement des logements : en 2017, 54 % des ménages n'avaient pas de WC, dont 31 % dans des logements en dur6. Il bute aussi sur son coût : de 2 000 à 7 000 € pour raccorder une maison au réseau d'eaux usées7.

Les eaux qui atteignent une station ne sont pas pour autant bien traitées. En mars 2020, quand l'assainissement a été confié à la SMAA, filiale de Vinci, seules 7 stations d'épuration sur 33 ont été jugées conformes. Les grandes agglomérations devaient être équipées avant le 31 décembre 2020 pour respecter la directive européenne sur les eaux usées. En 2022, celles de Mamoudzou sud, de Petite-Terre, de Koungou et de Tsingoni ne l'étaient toujours pas6. En 2024, d'après les données du ministère de la Transition écologique, aucun des 21 systèmes d'assainissement recensés à Mayotte ne respectait les exigences européennes8.

Le lagon en paie le prix. Les eaux usées non traitées descendent par les ravines jusqu'à la mer. L'Agence régionale de santé analyse régulièrement l'eau de 32 sites de baignade, à la recherche de bactéries d'origine fécale (Escherichia coli et entérocoques), la trace d'une pollution par les eaux usées. Selon les règles européennes, chaque site est ensuite classé : excellent, bon, suffisant ou insuffisant. En 2025, cinq plages ont été jugées insuffisantes, c'est-à-dire trop souvent contaminées pour une baignade sans risque : Trévani (devant l'hôtel), Koungou (près du collège), Sohoa Bé, M'tsanga Beach et Bouéni village. Les eaux usées et les eaux de pluie souillées en sont la cause principale, et l'Agence recommande d'attendre 72 heures après une forte pluie avant de se baigner9. L'épidémie de choléra de 2024, avec 220 cas et 7 décès, a rappelé le coût sanitaire de ce retard7.

Des tranches qui pénalisent les grandes familles

L'eau potable n'est pas facturée au même prix selon le volume. Le tarif est progressif, par tranches de consommation sur le bimestre : jusqu'à 30 m³, de 31 à 70 m³, puis au-delà. Le calcul ci-dessus reste entièrement dans la première tranche, la moins chère.

Le saut est brutal. D'après les tarifs déclarés à l'Observatoire pour 2023, le mètre cube d'eau potable, hors abonnements et taxes, passait de 1,58 € dans la première tranche à 4,37 € dans la deuxième et 6,26 € dans la troisième10, soit près de trois fois, puis quatre fois plus cher.

Or les ménages mahorais sont grands : 4 personnes en moyenne en 201711, contre 2,15 en métropole2. Un barème pensé pour pousser à l'économie fait surtout payer plus cher les familles nombreuses, nombreuses justement à Mayotte.

Plus cher qu'en métropole et que dans presque tous les outre-mer

L'Observatoire des services publics d'eau et d'assainissement (Sispea) publie chaque année le prix moyen de l'eau, territoire par territoire. Ses derniers chiffres placent Mayotte parmi les territoires les plus chers de France, aux côtés de la Martinique212 :

Prix moyen de l'eau, assainissement compris : La Réunion 2,84 €, moyenne nationale 4,89 €, Guadeloupe 5,38 €, Mayotte 5,81 €, Martinique 6,06 €, Mayotte aux tarifs 2026 6,59 € le mètre cube
Prix moyens Sispea au 1er janvier 2025 (au 1er janvier 2024 pour Mayotte, dernier chiffre publié), et calcul sur les tarifs mahorais de 2026.
Prix moyen de l'eau, assainissement compris, en euros TTC par mètre cube (base 120 m³ par an).
TerritoirePrixÉcart avec la moyenne
La Réunion2,84 €−42 %
Moyenne nationale4,89 €—
Guadeloupe5,38 €+10 %
Mayotte (Sispea, 1er janvier 2024)5,81 €+19 %
Martinique6,06 €+24 %
Mayotte (tarifs 2026)6,59 €+35 %

La Guyane n'apparaît pas dans les derniers chiffres de l'Observatoire. Quant à l'écart entre les deux valeurs mahoraises, il tient à l'âge des données : le chiffre de l'Observatoire porte sur les tarifs du 1er janvier 2024, le calcul ci-dessus sur ceux de 2026. Entre-temps, la part de la SMAE pour la première tranche est passée de 1,156 € à 1,2216 € par mètre cube10.

Comparé aux revenus, l'écart devient vertigineux. D'après le Sénat, le service de l'eau pèse 0,87 % du budget moyen des ménages dans l'Hexagone, et 17 % à Mayotte13. Le même rapport rappelle que, pour rester acceptable, la facture d'eau ne devrait pas dépasser 3 % des revenus.

Une eau payée, mais coupée un jour sur deux

Le prix serait plus facile à accepter si l'eau coulait. Depuis 2016, Mayotte vit au rythme des tours d'eau : des coupures programmées, secteur par secteur, pour faire durer des réserves insuffisantes14.

Les coupures d'eau à Mayotte depuis 2016 (principales étapes).
DateCoupures
Décembre 2016Premiers tours d'eau dans huit communes du centre et du sud : 26 heures de coupure pour 22 heures d'eau.
Septembre 2020Une nuit sans eau par semaine sur toute l'île, puis 24 heures de coupure hebdomadaire.
Novembre 2022Retour des coupures nocturnes, étendues aux 17 communes.
Mai à juillet 2023Trois, puis quatre nuits sans eau par semaine ; toutes les nuits à Mamoudzou, Koungou et en Petite-Terre.
Septembre 2023L'eau ne coule plus qu'un jour sur trois.
Janvier – février 2024Un jour sur deux, puis de nouveau un jour sur trois.
Depuis janvier 2025Cycle de 36 heures d'eau pour 36 heures de coupure.

En 2023, la pire sécheresse depuis 1997 a fait basculer la crise. Le 5 octobre, la Première ministre a annoncé que l'État prendrait en charge les factures d'eau de septembre à décembre, pour tenir compte de la dégradation du service15. En 2026, les coupures continuent, et la facture reste due.

Les causes sont connues. La production plafonne autour de 37 000 m³ par jour, pour un besoin estimé à 47 500 m³. 92 % de la ressource dépend de la pluie, stockée dans deux retenues collinaires, à Combani et à Dzoumogné. Environ 30 % de l'eau traitée se perd dans les fuites du réseau. Et la population est passée de 160 000 habitants en 2002 à 329 000 début 202516. Près de 30 % des habitants n'ont d'ailleurs pas d'accès direct à l'eau potable13.

Les investissements n'ont pas suivi. Entre 2016 et 2023, le Sénat évalue les besoins de Mayotte à 743 millions d'euros pour l'eau et l'assainissement, et les financements effectivement engagés à 254,9 millions13. La gestion passée est aussi en cause.

Le 16 avril 2026, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement dans l'affaire du Sieam, l'ancien syndicat des eaux, pour des marchés passés entre 2014 et 2019. Une vingtaine de prévenus, anciens dirigeants et entreprises, étaient poursuivis16. L'ancien président du syndicat, de 2014 à 2020, Moussa Mouhamadi, dit « Bavi », jugé sous le nom de Mouhamadi Vitta, a été condamné en première instance pour favoritisme et corruption active à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, 10 000 € d'amende et dix ans d'inéligibilité17.

Le syndicat lui-même a souvent changé de nom. Créé le 1er janvier 1992 sous le nom de Syndicat d'alimentation en eau de Mayotte (SAEM), il devient en avril 1998 le Syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement de Mayotte (Sieam), quand il prend en charge l'assainissement4. Le 1er janvier 2020, il se transforme en Syndicat mixte d'eau et d'assainissement de Mayotte (Smeam), pour accueillir la communauté d'agglomération de Dembéni-Mamoudzou18. Le 1er août 2022, un arrêté préfectoral le rebaptise Les Eaux de Mayotte (LEMA)19. Quatre noms en trente ans, pour une même institution qui gère les mêmes réseaux.

Les solutions annoncées prennent du temps. L'usine de dessalement d'Ironi Bé, à Dembéni, doit produire 10 000 m³ par jour pour un coût de 94,6 millions d'euros. Retardée par le cyclone Chido, elle est attendue début 202720.

Ce n'est pas une goutte d'eau. Ces 10 000 m³ représentent 27 % de la production actuelle et 21 % des besoins de l'île. Sur le papier, l'usine comblerait presque tout le manque : 37 000 plus 10 000, soit 47 000 m³ par jour, pour un besoin de 47 500 m³. Mais ce calcul est optimiste. Avec 30 % de fuites, environ 7 000 m³ seulement arriveront aux robinets. La population continue d'augmenter. Et la première usine de dessalement, en Petite-Terre, ne produit que 3 500 à 4 800 m³ par jour, au lieu des 5 300 prévus16. L'usine d'Ironi Bé pourra être agrandie jusqu'à 16 000 m³ par jour21, mais sans réparation du réseau, une bonne partie de cette eau se perdra en chemin.

La troisième retenue collinaire, sur l'Ourovéni, figurait déjà dans le schéma directeur de 20094. Sa construction est désormais annoncée pour 2030, et il faudra ensuite deux ans pour la remplir21.

Ce que prévoit la loi pour l'abonné

Quelques règles méconnues peuvent alléger une facture :

  • Fuite après compteur. Si une canalisation fuit après le compteur, l'abonné d'un logement ne paie pas au-delà du double de sa consommation moyenne. Il doit pour cela présenter, dans le mois qui suit l'information par la SMAE, l'attestation d'un plombier indiquant la réparation et l'emplacement de la fuite. Il peut aussi demander une vérification du compteur22.
  • Relever son compteur. Le compteur doit être relevé six fois par an. Entre deux relevés, la facture repose sur une estimation, qui peut s'écarter de la consommation réelle et entraîner un rattrapage brutal ensuite1.
  • En cas de litige, après une réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante auprès de la SMAE, la Médiation de l'eau peut être saisie gratuitement1.
  • En cas de difficulté de paiement, il faut prévenir le gestionnaire avant la date limite ; à défaut, des intérêts de retard peuvent s'appliquer1.

Notes et sources

  1. Facture SMAE du bimestre juillet – août 2026, détail des lignes et règlement de service imprimé au verso. Tous les tarifs de 2026 cités dans l'article en sont tirés. ↩︎

  2. Observatoire national des services publics d'eau et d'assainissement (Sispea, Office français de la biodiversité), rapport 2024, résumé : prix moyen de 4,89 € TTC par mètre cube au 1er janvier 2025 (2,50 € pour l'eau potable, 2,39 € pour l'assainissement), base de 120 m³ par an, ratio de 2,15 personnes par foyer ; Martinique 6,06 €, Guadeloupe 5,38 €, La Réunion 2,84 €. ↩︎

  3. Code général des impôts, article 294 : la taxe sur la valeur ajoutée n'est pas applicable en Guyane et à Mayotte. ↩︎

  4. Comité de bassin de Mayotte, SDAGE 2010-2015, document d'accompagnement n° 2 : tarification de l'eau et récupération des coûts, décembre 2009. Le document rappelle aussi que l'eau était gratuite à Mayotte avant les années 1990. ↩︎

  5. Mayotte Hebdo, « L'ARS alerte sur les rejets d'eaux usées à Mayotte », 24 juin 2026. ↩︎

  6. Ministère de la Transition écologique, contrat de progrès 2022-2026 du syndicat Les Eaux de Mayotte, pages 10 à 13 (état du parc de stations, échéances de la directive sur les eaux résiduaires urbaines, équipement des ménages d'après l'Insee). ↩︎

  7. Solidarités International, « Cycle(s) de l'eau à Mayotte et gestion de la ressource », janvier 2025 (chiffres du choléra d'après Santé publique France). ↩︎

  8. Mayotte La 1re, « Eaux usées : la Guadeloupe parmi les territoires les plus concernés par les stations d'épuration non conformes », 4 août 2026, d'après la carte du média Vert établie sur les données 2024 du ministère. ↩︎

  9. Mayotte La 1re, « Cinq sites de baignade à Mayotte ne répondaient pas aux normes sanitaires en 2025 », 23 juin 2026. ↩︎

  10. Sispea, fiche du service d'eau potable Les Eaux de Mayotte, 2023 : part du délégataire 1,156 €, 2,8382 € et 3,649 € HT par mètre cube ; part de la collectivité 0,421 €, 1,534 € et 2,6156 € HT, pour les tranches de 1 à 180 m³, de 181 à 420 m³ et au-delà sur l'année (soit 30 et 70 m³ par bimestre). ↩︎

  11. Insee, « À Mayotte, près d'un habitant sur deux est de nationalité étrangère », Insee Première n° 1737, février 2019 (recensement de 2017). ↩︎

  12. Sispea, rapport 2023, résumé : prix moyen de 5,81 € TTC par mètre cube à Mayotte au 1er janvier 2024, le plus élevé des outre-mer après la Martinique (6,01 €). ↩︎

  13. Sénat, rapport d'information n° 440 (2024-2025) sur la gestion de l'eau potable et de l'assainissement en outre-mer, à la suite de l'enquête de la Cour des comptes. ↩︎

  14. Mayotte La 1re, « Durcissement des tours d'eau : comment ont évolué les coupures depuis près d'une décennie à Mayotte ? », 8 mai 2026. ↩︎

  15. Franceinfo, « Crise de l'eau à Mayotte : l'État prendra en charge les factures de septembre à décembre », 5 octobre 2023. ↩︎

  16. AFP, « Gestion de l'eau à Mayotte : trois ans de coupures et un procès qui pointe des dysfonctionnements », France 24, 15 avril 2026. ↩︎

  17. Mayotte La 1re, « Procès du Sieam : 4 ans de prison dont 2 avec sursis pour l'ex-président, Mouhamadi Vitta dit Bavi », 16 avril 2026 ; Le Journal de Mayotte, « Procès Sieam : Bavi condamné à quatre années de prison dont deux ferme », 16 avril 2026. Le nom de Moussa Mouhamadi est celui sous lequel il présidait le syndicat : Le Journal de Mayotte, « Moussa Mouhamadi Bavi conteste l'élection du nouveau président du Smeam Fahardine Ahamada », 4 août 2020. ↩︎

  18. Mayotte La 1re, « Adieu le Sieam, vive le Smeam », 2 janvier 2020 : changement décidé par le comité syndical le 14 décembre 2019, en application de la loi NOTRe. ↩︎

  19. Arrêté préfectoral n° 2022-SG-912 du 1er août 2022, cité dans le contrat de progrès du service public de l'eau potable et de l'assainissement de Mayotte (ministère de la Transition écologique). ↩︎

  20. Mayotte La 1re, « Usine de dessalement d'Ironi Bé : un élément majeur pour régler la question des tours d'eau » ; La Voix de France, « Usine de dessalement d'Ironi Bé : 94,6 M€ pour 10 000 m³ d'eau par jour en 2027 ». ↩︎

  21. Mayotte Hebdo, « Le syndicat des eaux pris dans une course contre la montre », 6 septembre 2024 : usine prévue pour 10 000 m³ par jour, extensible à 16 000 m³, et retenue de l'Ourovéni de 3,5 millions de mètres cubes. ↩︎

  22. Code général des collectivités territoriales, article L. 2224-12-4 (III bis), repris par le règlement de service de la SMAE. ↩︎

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